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    Irritations, colères mais aussi sourires et satisfactions personnelles en réaction de l'actualité ou de réflexions personnelles
  • Juste une petite remarque et demande à caractère non politique mais lexical: Il faudrait arrêter de parler en ce qui concerne la femme du président français de "première dame". Ceci n'existe pas en France. Ce terme vient des Etats Unis d'Amérique où la "first lady" a un rôle officiel bien défini. Chez nous, le conjoint du chef de l'état n'est que sa femme, son mari, sa compagne ou son compagnon (toutes les combinaisons étant possibles). Nous avons d'ailleurs assisté lors des derniers mandats à une valse des épouses et maîtresses de nos présidents sans que cela n'ait d'influence (du moins officiellement) sur la marche de l'état. Cet abus de langage vient certainement de l'influence grandissante des séries télé américaines qui, de la même manière, parait-il, amène certains délinquants français à s'adresser à leur juge par le terme révérencieux mais inapproprié de: "votre honneur"

     


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  • - Lettre ouverte à Daniel Cohn-Bendit et Guy Verhofstadt   

    - Lettre ouverte à Daniel Cohn-Bendit et Guy Verhofstadt

     

    Après lecture du nouveau livre de Guy Verhofstadt intitulé « Le mal européen » je suis convaincu comme je l'avais déjà été en assistant à une conférence de Daniel Cohn-Bendit et à la lecture du livre qu'ils avaient écrit à deux à savoir « Debout l'Europe » que l'approche fédéraliste qu'ils préconisent est la seule valable pour l'Europe à laquelle je crois.

    Je suis cependant frustré de ne pouvoir exprimer mon assentiment à cette politique, la seule qui continue à m'intéresser aujourd'hui, lors des élections quelqu'en soient le thème et les enjeux.

     

    Etant heureux d'être Français mais profondément européen de cœur, je constate que la plupart des candidats qui nous sont proposés sont, à leur manière et à des degrés divers, nationalistes, régionalistes ou localistes mais qu'aucun ne met en avant son adhésion profonde et sincère à une Europe unie conservant la richesse de ses spécificités culturelles et de ses forces nationales et régionales tout en mettant en commun tout ce qui n'a aucune raison d'être spécifique aux états nation.

     

    Quand verrons-nous la naissance d'un véritable parti européen regroupant tous les responsables politiques convaincus que seule une Europe fédérale respectera les nobles ambitions de ses fondateurs et saura résoudre la quasi totalité des problèmes que nous rencontrons aujourd'hui ?

     

    Bravo Messieurs Cohn-Bendit et Verhofstadt pour la diffusion efficace de vos convictions mais il faut aujourd'hui aller plus loin en donnant la possibilité à tous les citoyens européens qui partagent votre point de vue de l'exprimer dans les urnes et donner ainsi pouvoir à vos idées.

     


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  • - « Mon irritation, elle vient de là ! »

     

    Parmi mes sources récentes de mauvaise humeur, la déplorable habitude actuelle de doubler les sujets de nos phrases occupe une place de choix.

    Au départ, ce fut un truc médiatique qui lança ces tournures de syntaxe où l'on met en tête le sujet que l'on souhaite mettre en valeur avant de le répéter par un pronom.

    Ceci était justifié par le désir qu'avaient nos grands « communicants » modernes de mettre en avant le produit concerné par leur campagne de pub afin que les clients potentiels que nous sommes tous y accordent les mémorisation et importance indispensables à un futur achat. Mais nous sommes tous tellement influencés par les médias que cette tournure publicitaire de phrase est aujourd'hui passée dans le langage courant.

    Par exemple, au lieu de dire « je vais passer mes prochaines vacances en Bretagne » on dit : « mes prochaines vacances, je vais les passer en Bretagne » ou bien, à la place de « J'ai consacré mon nouveau disque à des reprises de Georges Brassens » on dira « mon nouveau disque, il est consacré à etc. ».

    Ouvrez votre poste de radio, écoutez nos politiques ou pire vos amis et vos proches et vous constaterez que cette forme pour le moins redondante et dissonante du français est devenue la règle.

    Quand j'étais à l'école primaire on nous apprenait que la bonne syntaxe d'une phrase, du moins dans sa forme affirmative, étais : sujet-verbe-complément.

    Peut-être apprend t-on aujourd'hui aux écoliers que la bonne chronologie est désormais : sujet-pronom-verbe-complément ?

    La forme interrogative n'est d'ailleurs nullement épargnée par cette nouvelle « tendance » puisqu'au lieu de dire : « Mais d'où vient cette légende ? » on dira aujourd'hui « Mais cette légende, d'où vient-elle ? »

    Je n'ai, en fait, pas d’allergie particulière à l'évolution naturelle des langues dites « vivantes » comme l'est ma langue maternelle sauf, comme dans le cas présent, où ces changements n'apportent rien d'autre qu'une inutile lourdeur et une forte laideur auditive, du moins à mes oreilles.

    Alors, plutôt que de vous dire : « cette nouvelle habitude, je ne l'apprécie pas du tout et moi, je ne m'y soumettrai pas » je continuerai à dire, devrais-je être le seul et le dernier: « je n'apprécie pas du tout cette nouvelle habitude et je ferai tout pour éviter de m'y soumettre » !


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    Suite aux événements dramatiques qui ont eu lieu à Paris le 13 novembre, on a vu se développer dans les médias et sur les réseaux sociaux une indignation (presque) unanime plus que justifiée mais aussi l'expression d'une grande compassion pour les victimes et leurs proches et un sursaut de solidarité nationale.

     

    Je m'associe bien sûr pleinement à l'indignation générale devant ces actes barbares comme je le fais lorsqu'ils ont lieu à l'extérieur de la France ou même de l'Europe mais j'avoue être embarrassé pour ne pas dire irrité devant les excès de compassion ou de nationalisme que ces événements ont générés.

     

    Il me semble en effet plus que légitime que les proches des victimes vivent leur deuil dans la douleur et que celles et ceux qui ont été témoins de l'horreur en soient traumatisés et certainement pour longtemps. A l'inverse, je trouve excessives les démonstrations de douleur et d’extrême compassion exprimées par des personnes qui n'ont vécu ces événements que par l'intermédiaire des médias ou du bouche à oreilles. Tous ceux qui, comme moi, avaient un proche résidant à Paris ou de passage dans la capitale ont été plusieurs heures inquiets pour leur sécurité et tranquillisés lorsqu'ils ont appris qu'elles ou ils étaient hors de danger. Mais une fois passée cette période logique d'inquiétude, il me semble qu'il est normal que notre émotion retombe et que notre compassion reprenne une dimension raisonnable. Pourquoi serions-nous plus impactés personnellement et humainement par un acte terroriste commis à Paris ou en France que lorsque des libanais innocents ou des chrétiens assyriens de Syrie sont massacrés par les mêmes criminels barbares ?

     

    Enfin, j'avoue que, contrairement à de nombreux amis et membres de ma famille j'ai délibérément évité de colorier ma photo de profil Facebook en bleu/blanc/rouge. Ce n'est pas que, comme je l'ai écrit dans un précédent billet http://pierrebonvarlet.eklablog.com/de-la-fierte-ou-du-bonheur-d-etre-francais-a114896518, je ne sois pas heureux d'être Français et que je n'apprécie pas la solidarité nationale qui se développe aujourd'hui comme elle l'avait fait en janvier dernier mais je ne crois pas que le nationalisme soit une bonne réponse au terrorisme. D'une part, contrairement à notre président, je ne pense pas que nous soyons en guerre. Le 13 novembre, c'est à mon avis plus le monde civilisé que la France qui a été visé par ce que, à tort, on continue à appeler « état islamiste » et qui n'est en fait qu'une organisation large et structurée de barbares criminels se référant par facilité à une religion pour commettre leurs méfaits. C'est donc en citoyen de la société civilisée internationale que je me sens visé et non pas en tant que Français. En outre, je me méfie toujours des manifestations nationalistes ou régionalistes qui, certes, ont pour bénéfice de resserrer les liens entre leur membres mais aussi d'exclure, voire de mépriser celles et ceux qui leur sont étrangers.

     

    Laissons donc les proches des victimes veiller leurs morts et soigner leurs blessés, continuons de nous informer, vivons le plus normalement possible et, tout en gardant notre esprit critique et notre liberté d'expression, laissons nos responsables, au niveau international, agir pour éradiquer autant qu'il est possible cette peste noire qui risque malheureusement de gâcher encore longtemps notre vie.

     


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    - Du livre et de ses supports

     

     

    J'ai entendu récemment à la radio une émission littéraire (que j'apprécie par ailleurs beaucoup) au cours de laquelle un auteur de livre pour enfants se « réjouissait » d'avoir appris « que le livre numérique se cassait la g..le ».

     

    L'animateur de l'émission renforçait malheureusement cette intervention agressive en précisant que, lui aussi, était « ravi » d'apprendre cette nouvelle car son émission « militait pour le livre ».

    J'avoue en avoir un peu assez de cette polémique sur le livre numérique, mis au ban de la littérature par certains intellectuels qui lui opposent « la formidable odeur du papier » et le plaisir qu'il y a « feuilleter un objet tangible, à pouvoir l’annoter ou le relire ».

     

    Je crois être un lecteur assez assidu et amateur de littérature variée. Je lis volontiers des livres imprimés sur du papier mais possède aussi et utilise quotidiennement, depuis plusieurs années une liseuse électronique. Je suis aussi un fervent amateur de livres audios aujourd'hui remarquables par le talent de leur lecteur qui savent les faire vivre comme de véritables acteurs font vivre une pièce de théâtre.

     

    En ce qui me concerne, la qualité des livres et le plaisir que j'ai à les lire ou les écouter ne sont pas liés au support sur lesquels ils ont été transcrits mais à leur contenu et au talent de leur auteur . Pour moi, un livre existe par les mots, les phrases, les idées ou les histoires qu'il véhicule et vous fait partager, que ce partage soit fait par le biais de feuilles de papier, d'un écran ou d'un fichier sonore.

     

    Le combat contre le livre numérique me semble être aujourd'hui un combat d'arrière garde même si, comme il en est de toutes les technologies nouvelles, surtout dans nos contrées très résistantes au changement, elles prennent du temps pour rejoindre les habitudes quotidiennes de nos concitoyens.

     

    Sachez aussi Messieurs les professionnels auteurs et journalistes littéraires que le livre numérique comme son aîné héritier de Gutenberg vous fait vivre. Il est en effet vendu presque au même prix que ce dernier et vous fourni autant de droits d'auteur et de matière à article que ce dernier.

     

    Je remarque aussi que la plupart des détracteurs du livre numérique se réfèrent aux inconvénients et limites de la lecture sur ordinateur ou tablette. Je tiens donc à préciser qu'à mon avis le support le plus adapté à la lecture numérique est ce qu'on appelle une liseuse, objet ayant des fonctionnalités particulièrement adaptées à la lecture et aucun des inconvénients associés, en la matière, aux ordinateurs, ordiphones et tablettes.

     

    Bien sûr, le livre numérique a cependant ses défauts comme tout objet ou concept : son « absence d'odeur » pour certains mais surtout, plus sérieusement, le prix assez élevé des liseuses, le prix de vente des ouvrages numérique sans rapport avec leur prix de revient et la main mise de grands distributeurs comme la FNAC ou Amazon sur le marché qu'il représente.

     

    Mais êtes vous conscients chers détracteurs de ses indéniables avantages : son incroyable capacité d'emport (j'ai dans ma liseuse en permanence plusieurs livres (romans, essais, littérature classique) que je n'emporterais pas forcément toujours dans ma besace : lorsque je me réveille la nuit étant parfois sujet aux insomnies inhérentes à mon grand âge, je peux retrouver le sommeil en reprenant ma lecture sur mon écran sans réveiller mon épouse ou mon chien ; pour ce qui est des annotations elles sont non seulement possibles mais peuvent être partagées avec d'autres lecteurs ; enfin, en ce qui concerne la relecture des ouvrages, même si je ne pense pas qu'elle soit fréquente pour la plupart d'entre nous, elle est à mon avis facilitée par la disponibilité permanente, dans votre liseuse, si vous le souhaitez, de vos lectures antérieures.

     

    Loin de moi l'idée de condamner le papier mais prenez-vous en considération son empreinte écologique négative et sa faible pérenité surtout dans ses versions les meilleures marché lorsque vous en faites l'apologie ?

     

    Par ailleurs avez-vous pensé en condamnant hâtivement cette nouvelle technologie, aux personnes mal voyantes incapables de lire les petits caractères de nombreuses éditions sur papier et qui peuvent, grâce au libre choix et à la taille des polices de caractère disponible sur leur liseuse, continuer à jouir du plaisir de la lecture ?

     

    Contrairement à ce que vous craignez peut-être le livre numérique n'est pas prêt d'éliminer le livre papier et c'est tant mieux pour tous celles et ceux qui l'apprécient. Il en est en général ainsi pour la plupart des nouvelles technologies qui change l'usage de leur prédécesseurs mais ne les suppriment pas. La télévision n'a pas supprimé la radio, le smartphone n'a pas supprimé l'ordinateur, le MP3 n'a pas éliminé le CD et le CD n'a même pas supprimé le disque vinyle.

     

    Non Messieurs, si il était vrai que le livre numérique était, comme vous l'avez affirmé, en chute libre, il ne conviendrait pas de s 'en réjouir, surtout venant de la part de professionnels censés défendre le plaisir de la lecture plutôt qu'un type de support qui, j'en suis certain a de toutes façon encore de beaux jours devant lui.

     


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