• En ce lundi de Pâques, mon clavier me démange et je ne peux résister à l’envie de m’exprimer sur la perception de cette fête dans notre société moderne.

    Je constate en effet avec regret que les médias et peut-être malheureusement une bonne partie de la population évoquent ce weekend le chocolat, les œufs, les lapins, le gigot et rien sur la signification religieuse de cette fête.

    A titre d'exemple, la Radio Suisse Romande a intérrogé xce matin pendant plus d'une heure un spécialiste du moyen âge sans jamais l’interroger sur la célébration de la fête de Pâques à cette époque alors qu'il insistait sur l'importance qu'avait alors la religion chrétienne. J'ai aussi découvert que la chaîne de télé C8 présentait aujourd'hui "le grand bétisier de Pâques". Je ne savait pas que Pâques était la fête de la bétise mais je vais finir par le croire !

    Or il s’agit pour les chrétiens qui sont encore assez nombreux dans notre monde de 2018 de la plus grande célébration de leur religion, celle de la résurrection du Christ.

    Je pense qu’au-delà de l’importance que cette fête revêt pour les croyants, elle pourrait justifier, même chez les agnostiques ou fidèles d’autres religions, la connaissance et chez les médias l’évocation de ce qui nous fait tous bénéficier avec bonheur d’un weekend de trois jours, de réunions familiales, de bonnes bouffes bien arrosées et de traditionnels embouteillages…

     


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  • - La mort de Johnny

     

    La mort de Johnny Hallyday a, comme c’était prévisible, déclenché un ouragan médiatique qui a probablement et c’est compréhensible, irrité voire agacé les détracteurs du chanteur ou simplement celles et ceux à qui il était indifférent.

    A l’inverse, comme il en est désormais toujours dans notre société où la mode et l’événement prennent le pas sur les sentiments profonds, des millions de Français ont rendu un hommage vibrant à cette star nationale même si, probablement, un grand nombre d’entre eux n’avaient jamais acheté un de ses albums ou assisté à un de ses concerts.

    Tout cela peut sembler un peu ridicule et excessif à des étrangers aux pays francophones mais, tout compte fait, cette manifestation surdimensionnée d’émotion quasi unanime est préférable à mon avis à celles de certains mouvements de masse basées sur l’esprit de clan quelque en soit la dimension partisane, régionale, nationale ou politique.

    En ce qui me concerne, j’avoue avoir été ému par le décès de Johnny Hallyday comme je l’ai été autrefois par celui de Georges Brassens ou, plus récemment par celui de Michel Delpech. Je pense que la raison principale de mon émotion et, osons le terme, de la peine qui a suivi ces décès vient, outre qu’il s’agissait d’artistes dont j’appréciais le talent, du fait qu’a disparu avec eux une partie de ma jeunesse.

    Même si Johnny s’est vu, dès ses débuts, être qualifié d’ « idole des jeunes », je n’ai jamais adhéré à l’idolâtrie ou au fanatisme dont il a fait l’objet et qu’on a pu encore constater chez certains après sa mort. Mais dans les années soixante je faisais partie des adolescents qui achetaient chaque mois le magazine « Salut les copains » et dépensaient leur maigre argent de poche en achetant les quarante-cinq tours vinyles de celles et ceux que l’ont appelait les « YéYés » et, comble du luxe, des billets pour leurs premiers concerts.

    Je suivais chaque jour en rentrant du lycée la vie de tous les jeunes artistes, talentueux ou pas, en écoutant sur Europe 1 l’émission S.L.C. de Frank Ténot et Daniel Filipacchi. Mes préférences à cette époque allaient cependant aux Beatles, à Sylvie Vartan et, effectivement, à Johnny Hallyday.

    En vieillissant j’ai tourné la page de cette époque certes naïve mais pleine d’enthousiasme en m’intéressant à bien d’autres artistes. Mon goût pour la chanson française dite « à texte » et pour le blues et le jazz a remplacé dans ma discothèque et mes sorties celui du rock à la française. J’ai cependant continué à être passionné de musique et cela a accompagné et agrémenté toute ma vie.

    Malgré cette évolution naturelle de mes attirances musicales j’ai continué à suivre Johnny Hallyday et son activité artistique. J’ai ainsi acquis la plupart de ses albums et suis allé assister à plusieurs de ses spectacles jusqu’à celui qu’il a donné en 2015 à l’Arena de Genève. Malgré plusieurs productions récentes à mon avis ratées par un mauvais choix d’auteur ou de compositeur j’ai constaté que son talent d’interprète et de bête de scène s’améliorait au fil des années. Il est d’ailleurs remarquable que bien que Johnny n’ait que très rarement été l’auteur ou le compositeur de ses chansons, ceux à qui il a fait confiance ont su souvent se mettre dans sa peau. Comme, par ailleurs, ses interprétations furent en général empreintes de beaucoup d’émotion et de sincérité, on a fini par oublier que d’autres créateurs lui avaient prêté leur plume et leurs partitions et lui avons attribué la pérennité de ce qu’il nous chantait.  

    A titre d’exemple je voudrais terminer ce billet par un titre datant de 2007 dans l’album « le cœur d’un homme » dont la musique est du britannique  Jim Cregan et les paroles de Lionel Florence et qui, aujourd’hui qu’il n’est plus, prend une résonance particulièrement intéressante.

    « Ce que j’ai fait de ma vie »


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  • Juste une petite remarque et demande à caractère non politique mais lexical: Il faudrait arrêter de parler en ce qui concerne la femme du président français de "première dame". Ceci n'existe pas en France. Ce terme vient des Etats Unis d'Amérique où la "first lady" a un rôle officiel bien défini. Chez nous, le conjoint du chef de l'état n'est que sa femme, son mari, sa compagne ou son compagnon (toutes les combinaisons étant possibles). Nous avons d'ailleurs assisté lors des derniers mandats à une valse des épouses et maîtresses de nos présidents sans que cela n'ait d'influence (du moins officiellement) sur la marche de l'état. Cet abus de langage vient certainement de l'influence grandissante des séries télé américaines qui, de la même manière, parait-il, amène certains délinquants français à s'adresser à leur juge par le terme révérencieux mais inapproprié de: "votre honneur"

     


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  • - Lettre ouverte à Daniel Cohn-Bendit et Guy Verhofstadt   

    - Lettre ouverte à Daniel Cohn-Bendit et Guy Verhofstadt

     

    Après lecture du nouveau livre de Guy Verhofstadt intitulé « Le mal européen » je suis convaincu comme je l'avais déjà été en assistant à une conférence de Daniel Cohn-Bendit et à la lecture du livre qu'ils avaient écrit à deux à savoir « Debout l'Europe » que l'approche fédéraliste qu'ils préconisent est la seule valable pour l'Europe à laquelle je crois.

    Je suis cependant frustré de ne pouvoir exprimer mon assentiment à cette politique, la seule qui continue à m'intéresser aujourd'hui, lors des élections quelqu'en soient le thème et les enjeux.

     

    Etant heureux d'être Français mais profondément européen de cœur, je constate que la plupart des candidats qui nous sont proposés sont, à leur manière et à des degrés divers, nationalistes, régionalistes ou localistes mais qu'aucun ne met en avant son adhésion profonde et sincère à une Europe unie conservant la richesse de ses spécificités culturelles et de ses forces nationales et régionales tout en mettant en commun tout ce qui n'a aucune raison d'être spécifique aux états nation.

     

    Quand verrons-nous la naissance d'un véritable parti européen regroupant tous les responsables politiques convaincus que seule une Europe fédérale respectera les nobles ambitions de ses fondateurs et saura résoudre la quasi totalité des problèmes que nous rencontrons aujourd'hui ?

     

    Bravo Messieurs Cohn-Bendit et Verhofstadt pour la diffusion efficace de vos convictions mais il faut aujourd'hui aller plus loin en donnant la possibilité à tous les citoyens européens qui partagent votre point de vue de l'exprimer dans les urnes et donner ainsi pouvoir à vos idées.

     


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  • - « Mon irritation, elle vient de là ! »

     

    Parmi mes sources récentes de mauvaise humeur, la déplorable habitude actuelle de doubler les sujets de nos phrases occupe une place de choix.

    Au départ, ce fut un truc médiatique qui lança ces tournures de syntaxe où l'on met en tête le sujet que l'on souhaite mettre en valeur avant de le répéter par un pronom.

    Ceci était justifié par le désir qu'avaient nos grands « communicants » modernes de mettre en avant le produit concerné par leur campagne de pub afin que les clients potentiels que nous sommes tous y accordent les mémorisation et importance indispensables à un futur achat. Mais nous sommes tous tellement influencés par les médias que cette tournure publicitaire de phrase est aujourd'hui passée dans le langage courant.

    Par exemple, au lieu de dire « je vais passer mes prochaines vacances en Bretagne » on dit : « mes prochaines vacances, je vais les passer en Bretagne » ou bien, à la place de « J'ai consacré mon nouveau disque à des reprises de Georges Brassens » on dira « mon nouveau disque, il est consacré à etc. ».

    Ouvrez votre poste de radio, écoutez nos politiques ou pire vos amis et vos proches et vous constaterez que cette forme pour le moins redondante et dissonante du français est devenue la règle.

    Quand j'étais à l'école primaire on nous apprenait que la bonne syntaxe d'une phrase, du moins dans sa forme affirmative, étais : sujet-verbe-complément.

    Peut-être apprend t-on aujourd'hui aux écoliers que la bonne chronologie est désormais : sujet-pronom-verbe-complément ?

    La forme interrogative n'est d'ailleurs nullement épargnée par cette nouvelle « tendance » puisqu'au lieu de dire : « Mais d'où vient cette légende ? » on dira aujourd'hui « Mais cette légende, d'où vient-elle ? »

    Je n'ai, en fait, pas d’allergie particulière à l'évolution naturelle des langues dites « vivantes » comme l'est ma langue maternelle sauf, comme dans le cas présent, où ces changements n'apportent rien d'autre qu'une inutile lourdeur et une forte laideur auditive, du moins à mes oreilles.

    Alors, plutôt que de vous dire : « cette nouvelle habitude, je ne l'apprécie pas du tout et moi, je ne m'y soumettrai pas » je continuerai à dire, devrais-je être le seul et le dernier: « je n'apprécie pas du tout cette nouvelle habitude et je ferai tout pour éviter de m'y soumettre » !


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