• - Serge Lama à Genève le 4 mai 2013-05-14

    - Serge Lama à Genève le 4 mai 2013-05-14

    La salle du théâtre du Léman était comble ce samedi pour assister au dernier spectacle de Serge Lama. Avant même le « lever de rideau », terme désormais désuet puisqu’il n’y en a plus, nous avons eu l’occasion de nous mettre dans l’ambiance « classique » de ce concert : un grand rideau avec embrasses nappait le fond de scène et les emplacements prévus pour les musiciens étaient surélevés et répartis sur toute la largeur de la scène.

    L’entrée de Serge Lama se fait en voix off avec le seul accompagnement de son fidèle accordéoniste Sergio Tomassi , du batteur et du guitariste. Sur le côté de la scène, sur un écran évoquant un cadre à moulure, la vie de la star défile par une succession  de photos depuis le nourrisson qu’il fut jusqu’à l’homme de 70 ans qu’il est aujourd’hui. On est tout de suite dans le bain d’un concert jubilé !

    Serge Lama est habillé d’un costume sombre qu’il remplacera au milieu du spectacle par son pareil blanc, changement de tenue effectué  sans coupure lors de l’interprétation, en voix off, de « la chanteuse à 20 ans.

    Les autres musiciens, je devrais dire musiciennes, pianiste, violon et violoncelle apparaissent ensuite une à une au fur et à mesure que s’égrènent les premières chansons du concert.

    Pendant plus de deux heures le fougueux septuagénaire enchaîne ses plus grands succès mais aussi des chansons récentes. Toutes, anciennes et nouvelles, brillent par les splendides musiques d’Alice Dona, d’Yves Gilbert et de quelques autres compositeurs talentueux mais aussi par la poésie ciselée des textes de maître Lama. Quel auteur ! Lisez ces textes. Ils gardent, même sans musique, richesse, précision et émotion.

    Certes, la voix du chanteur a évolué depuis celle qu’il avait sur mes anciens vinyles mais elle est toujours aussi puissante, juste et belle. Même si il a visiblement un peu de mal à se déplacer sans boitiller,  Serge Lama n’a rien perdu de son énergie légendaire et se donne, à fond, pour son public.

    Bien sûr, il interprète aussi ce qu’il appelle lui-même des « chansonnettes » comme « les petites femmes de Pigalle » mais ce sont en quelque sorte des intermèdes joyeux entre de grandes œuvres comme « l’enfant d’un autre », « une île » ou le célébrissime « Je suis malade » qui termine son spectacle, à capella et sans micro.

    Quel bonheur d’être de ceux qui ont pu, encore une fois,  communier avec cet écorché de la vie qui a su, pour notre plus grand plaisir, transformer sa détresse inconsolable en de magnifiques chansons.

     

    PS : Pour ceux et celles qui n’ont pas eu la chance d’assister à ce concert, je conseille l’acquisition de l’album « la balade du poète » qui reprend tous les titres du spectacle avec des orchestrations originales et quelques adaptations de textes.

    Même si, comme moi, vous possédez d’anciens enregistrements, vous redécouvrirez les grands succès du chanteur et pourrez apprécier ses nouvelles œuvres.


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